
Un détenu libéré sur parole replonge…
Un beau film simple et réaliste. Le contexte social et les flics pourris ont leur importance dans la récidive mais l’oeuvre n’a rien du manifeste gauchiste excusant tout. L’ancien prisonnier est clairement montré comme étant un être avide et pulsionnel. S’inscrivant dans la grande tradition des récits américains, Straight time est un film behavioriste. Pas de discours plaqué, pas de simplification théorique mais une chronique qui vise à représenter de la façon la plus juste possible les actions des personnages. D’anciens braqueurs ont d’ailleurs servi de conseillers techniques. Dustin Hoffman, qui a failli réaliser le film, compose ici l’un de ses plus beaux rôles. La mise en scène est pudique, spécialement lors des moments d’intimité entre le malfrat et sa compagne. A noter finalement que ce film sorti la même année que Darkness on the edge of town est un des plus parfaits équivalents cinématographiques à une chanson de Bruce Springsteen.
Tags: Bruce Springsteen, Dustin Hoffman, polar, réinsertion, Theresa Russell
Ah tu vois !
Le film est tiré d’un excellent bouquin de Edward Bunker qui s’appelle Aucune bête aussi féroce, je te le recommande chaudement.
j’en prends bonne note.
Bien vu ,bien écrit.Hoffman est trés bon mais je trouve qu’il lui manque quand même une carrure,une lueur,une fièvre,un impact physique !
Ah et puis faut pas oublier la classe cabossée d’Harry Dean Stanton !
Il y a un autre film d’Ulu Grossbard qui est bien meilleur, à mon sens, c’est « Sanglantes confessions », tiré de « Sanglantes confidences », un polar de série noire qui anticipe largement sur le médiocre Dalhia noir de Ellroy et De Palma.
merci de votre recommandation alexandre.