
Le titre est un parfait résumé du film.
Et pourtant celui-ci ne cesse de surprendre. C’est que l’idée de base, loin de stériliser l’inventivité des auteurs, entraîne les idées de mise en scène. L’environnement du héros est le moteur de la narration. Un canapé, une paire de ciseaux, une araignée, une maison de poupée…sont autant d’éléments concrets générateurs de péripéties et qui font de L’homme qui rétrécit un formidable film d’aventures. Une buanderie devient un territoire aussi riche de possibles que l’Amazonie. D’une façon élémentaire donc implacable, L’homme qui rétrécit montre que l’homme possède en lui les ressources intellectuelles et morales lui permettant de maîtriser n’importe quel environnement hostile. On appréciera également la fin -aussi logique qu’inattendue- qui donne une portée cosmique à ce poème humaniste. L’homme qui rétrécit est véritablement une quintessence de la “série B” américaine.
Tags: Grant Williams, Jack Arnold, Randy Stuart, Richard Matheson, science-fiction, série B
Ce qui est remarquable, c’est que dans le film comme dans le livre, on suit le raisonnement du héros, c’est à dire que l’on puisse arriver à mesurer rien (ce qui se discute si Scott arrive au niveau des molécules). Mais c’est aussi ne plus être visible, donc ne plus exister dans le film. Une grande partie du suspense du film repose sur cette borne artificielle mais tellement puissante. Au cinéaste de changer d’objectif pour continuer le film en s’adaptant à la taille de son personnage.
Ce film ,tres fidele au roman de Matheson adapté d’ailleurs par l’auteur semble meilleur à chaque fois qu’on le voit;c’est un grand classique de la scifi ,le meilleur des années 50 avec “invasion of the body snatchers”
Très belle série B, effectivement : j’aime beaucoup ce film.