• cialis vente libre france acquisto viagra svizzera acquisto cialis generico
  • viagra rezeptfrei holland cialis ophalen cialis prezzo migliore
    indian generic cialis tadalafil solubility kamagra oral jelly 100mg levitra en farmacias del ahorro sicher viagra kaufen acheter viagra canada
    viagra kaufen in deutschland 
    prix du cialis 
    levitra rezeptfrei bestellen 
  • viagra online http://www.ears.dmu.ac.uk/index.php?M=&N... http://www.ears.dmu.ac.uk/index.php?M=&N...
  • farmaco viagra acheter kamagra livraison rapide camion http://www.ears.dmu.ac.uk/?q=1&prod=&typ...
    http://www.ncld.org/?pk_n=4292&pk_kwd=42... order windows 7 sp1 dvd

    Archive for janvier, 2012

    Au grand balcon (Henri Decoin, 1949)

    Mardi, janvier 31st, 2012

    Les héroïques débuts de l’Aéropostale à peine romancés par Joseph Kessel.

    Le film est axé autour des rapports entre le directeur de la Ligne, extrêmement dur, et son pilote principal, bel as de l’aviation. Soit Fresnay-Daurat face à Marchal-Mermoz. Le film est sec et réaliste. Il n’y a pas de maquette faisant des acrobaties au-dessus des montagnes comme dans Seuls les anges ont des ailes. Les avions ne sont vus que depuis la piste. Les accidents ont principalement lieu hors-champ. Ce sont leurs répercussions sur le moral des pilotes de la Ligne qui intéressent les auteurs. L’obstination (mâtinée d’une sorte d’homosexualité refoulée envers son pilote principal) de Daurat frise la psychopathie et c’est ce qui fait qu’Au grand balcon n’est pas un bête panégyrique adressé aux héros de l’aviation mais un film relativement complexe.

    Fresnay est l’idéal interprète de cet aventurier quasi-mystique. Sa voix à la fièvre aristocratique, de même que la magnifique musique de Kosma, insuffle un lyrisme bienvenu aux images. Bref, Au grand balcon est un bon film, digne et parfois beau, qui aurait pu être grand si Decoin avait atténué le schématisme conventionnel de certains traits pour privilégier le naturel des scènes. Les passages mettant en scène des non-aviateurs pâtissent particulièrement de ces ficelles grossières qui ternissent quelque peu l’austère beauté du film.

    Pasteur (Sacha Guitry, 1935)

    Lundi, janvier 30th, 2012

    Evocation de la vie de Pasteur.

    Pour son premier film de fiction, Sacha Guitry a porté à l’écran sa pièce sur Pasteur. C’est une hagiographie, le portrait d’un génie en butte à la médiocrité de ses contemporains dans lequel Guitry se projette certainement. Son interprétation formidable de vitalité et de très belles scènes de tendresse avec le petit Joseph Meister contrebalancent l’aspect ouvertement édifiant de l’oeuvre.

    Le loup des Malveneur (Guillaume Radot, 1943)

    Dimanche, janvier 29th, 2012

    Une jeune préceptrice est appelée par le dernier descendant d’une lignée d’aristocrates provinciaux mais celui-ci vient de disparaître…

    Même si leur film est sorti dans la foulée de La nuit fantastique et de La main du diable, Guillaume Radot et son scénariste Francis-Vincent Bréchignac n’étaient pas des suiveurs mais des passionnés de poésie venus au cinéma avec la ferme intention d’exprimer leur sensibilité gothico-rimbaldienne sur le grand écran. Ce premier essai n’est pas vraiment convaincant du fait d’un scénario trop léger par rapport à la durée du film (1h20).  Néanmoins, la photographie somptueuse et le décor du château d’Anjony créent une ambiance gothique tout à fait singulière dans le cinéma français de l’époque.

    L’histoire des treize/La duchesse de Langeais (Liebe, Paul Czinner, 1926)

    Jeudi, janvier 26th, 2012

    Un général tombe éperdument amoureux d’une coquette.

    C’est une plate illustration d’un chef d’oeuvre absolu de Balzac. Une scène comme celle de l’orgue réveillant les sentiments de Montriveau perd évidemment toute sa puissance dans un film muet et montre que les scénaristes et le metteur en scène n’ont guère réfléchi à l’adaptation, c’est à dire à la transposition d’un médium à un autre. Toute la grandeur lyrique et héroïque du roman a été perdue en cours de route. Un exemple parmi cent: l’enlèvement final, grandiose et sublime dans le roman (je vous y renvoie car le texte est facilement trouvable sur Internet), se résume ici au franchissement d’un mur de pavillon par quatre types (et non treize…). C’est plus risible qu’autre chose. De plus, l’actrice qui joue la duchesse manque de la plus élémentaire des distinctions. Il faut voir la frénésie avec laquelle elle serre la main de sa copine qui l’invite au bal pour se rendre compte qu’elle serait bien plus crédible en fille des rues qu’en reine des salons parisiens. Reste quelques plans joliment éclairés comme c’était courant dans le cinéma allemand de l’époque ainsi qu’une ou deux fulgurances dans la mise en scène de Czinner tel que le retour du premier enlèvement: la femme se pomponne par réflexe quasi-atavique avant de s’effondrer sur le divan, déchirée par la passion.

    La Duchesse de Langeais

    L’école des contribuables (René Guissart, 1934)

    Mercredi, janvier 25th, 2012

    Le gendre d’un fonctionnaire du Trésor public, poussé à travailler par son beau-père, fonde une agence pour aider les contribuables à payer moins d’impôts.

    Une comédie désuète mais subversive et amusante qui vaut essentiellement pour ses numéros d’acteurs. Quoique sa présence soit limitée à celle d’un second rôle, Larquey est grandiose.

    Le livre noir (The black book/The reign of terror, Anthony Mann, 1949)

    Lundi, janvier 23rd, 2012

    Pendant la Terreur, 48 heures avant une réunion décisive de la Convention, des hommes recherchent le livre noir qui contient les noms des opposants supposés que Robespierre veut guillotiner.

    Ou la Révolution française outrageusement et magnifiquement simplifiée par Hollywood. Si les Américains ont appris l’histoire avec ce genre de film, il ne faut pas s’étonner de leur inculture. Ceci étant posé, Le livre noir est une excellente fantaisie historique, un peu dans l’esprit d’Alexandre Dumas. Pour la réflexion politique donc, on repassera. De trépidantes courses-poursuites constituent l’essentiel du film. Respectant une quasi-unité de temps, le récit est haletant et parfaitement mené. Le livre noir a la concision et le fini plastique des films noirs qu’Anthony Mann tournait à la même époque. Il n’y a pas une once de graisse, pas un plan en trop, le cinéaste attrape le spectateur dès le premier plan et ne le lâche plus pendant 90 minutes au rythme effréné. La photographie de John Alton est superbe et les cadrages géniaux en cela qu’ils concentrent la narration avec un maximum d’efficacité dramatique et d’harmonie plastique. Mineur mais brillant.

    Lothringen! (Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, 1994)

    Samedi, janvier 21st, 2012

    A Metz après l’annexion prussienne, une logeuse et sa grand-mère accueillent un professeur allemand.

    C’est du moins le résumé du chef d’oeuvre de Maurice Barrès, Colette Baudoche, dont est adapté ce moyen-métrage des Straub.  Le problème étant que les Straub en question ont cru malin d’évacuer la fiction, ses personnages,  son dilemme cornélien et sa force tragique pour se contenter de monter une suite d’images de la Lorraine sans queue ni tête avec des morceaux du livre lus en voix-off d’un ton monocorde par dessus. Je défie quiconque n’a pas lu le roman d’y comprendre goutte. Ajoutons à ça que les plaines lorraines sont filmées avec de très lents panoramique qui n’ont pas la moindre nécessité dramatique ni plastique. Abscons et fumeux, Lothringen! est un foutage de gueule bel et bien straubien.

    Gardiens de phare (Jean Grémillon, 1929)

    Jeudi, janvier 19th, 2012

    Un fils rejoint son père dans le phare qu’il garde mais le jeune homme a été mordu par un chien enragé…

    Tout le début est magnifique. Les paysages vus par l’oeil d’un maître, le lyrisme âpre des scènes de genre, la dignité farouche des épouses sur la côte, la poésie bretonne en un mot. C’est déjà du grand Grémillon, cet artiste qui s’ancre au plus profond d’une réalité pour mieux la sublimer. Il est donc dommage que l’histoire racontée soit aussi saugrenue. L’arbitraire de l’anecdote n’a d’égale que la légèreté du scénario. Du coup, le cinéaste meuble avec des pseudo-expérimentations de montage parfaitement vaines. Un gâchis.

    La dixième symphonie (Abel Gance, 1918)

    Lundi, janvier 16th, 2012

    Une femme qui voulait fuir un débauché tue la soeur de ce dernier au cours d’une bagarre. Le débauché a désormais un moyen de chantage…

    Sublime mélodrame, La dixième symphonie contient déjà la quintessence d’Abel Gance. La naïveté de l’inspiration n’a d’égale que l’inventivité des formes. Par exemple, dix ans avant Napoléon et son triple-écran, le cinéaste a l’intuition du Cinémascope au cours de plans où des bandes colorées (sans doute au pochoir) s’intercalent en haut et en bas de l’image d’une naïade dansante de manière à figurer visuellement la dixième symphonie du titre! Plus encore que risible, la scène est géniale car force nous est de constater le bouillonnement créatif d’un précurseur déterminé à explorer toutes les possibilités de son art voire à en repousser les limites (en l’occurrence, le son lui manquait).

    Le film est saturé d’idées de montage, de cadrages, de narration, bref de cinéma. N’était la folle conviction de son auteur dans l’histoire qu’il raconte, La dixième symphonie aurait pu verser dans la vanité de l’exercice de style avant-gardiste. Mais le visionnaire Abel Gance n’a jamais été un tenant de « L’art pour l’art ». Les acteurs sont habités par leur rôle. Séverin-Mars, futur héros de J’accuse et de La roue, entamait magnifiquement une fructueuse collaboration avec le réalisateur et la jolie Emmy Lynn est filmée avec gourmandise. Le très beau plan où ses épaules sont dénudées en annonce bien d’autres dans l’oeuvre du futur auteur de Lucrèce Borgia…On notera aussi que dans la première partie, le jeu très sophistiqué sur les points de vue et les flashbacks donne une vertigineuse profondeur au récit. En quelque sorte et jusqu’à exhumation d’un précurseur antérieur, Gance invente ici le suspense hitchocko-rohmérien, celui où les personnages se font leur propre cinéma à partir de ce qu’ils ont vu.  Bref:  l’opposé d’une curiosité réservée aux rats de cinémathèque, La dixième symphonie est véritablement un très grand film.