word 2007 purchase buy norton ghost 15 uk buy microsoft office key outlook 2007 cheapest cheapest dreamweaver cs4 software buy photoshop lightroom 5 price of zbrush 4 buy vmware fusion 2.0 4 buy excel product key cost of eset smart security best price omnipage 17 purchase frontpage 2003 key buying acrobat reader buy adobe photoshop cs3 mac full version cost of guitar pro 5 for mac buy microsoft office 2013 home microsoft office 2011 mac cheap price of microsoft windows xp home edition cheapest indesign uk buy norton ghost 10.0
buying office 2010 pro how to buy powerpoint 2007 buy autodesk 3ds max 2008 cheapest acronis true image buy roxio toast titanium pro price of dreamweaver 8 buy corel draw mac purchase autocad inventor cheap photoshop cs4 paypal discount adobe creative suite cs3 buy adobe acrobat student cost of ilife 11 price of autodesk combustion cheapest excel 2013 dreamweaver discounts nero 9 price best price microsoft expression web buy dreamweaver australia buying adobe photoshop download windows 7 oem preinstallation kit

Hôtel Terminus : Klaus Barbie, sa vie et son temps (Marcel Ophuls, 1988)

De sa jeunesse à son procès, la carrière de Klaus Barbie retracée par des images d’archives et des entretiens avec ceux qui y ont eu affaire.

C’est un documentaire fleuve de plus de quatre heures d’une ampleur extraordinaire. Que ce soit la résistance, la Shoah, la connexion entre anciens nazis et CIA ou entre drogue et dictateurs péruviens, chaque aspect historique soulevé par le parcours de Klaus Barbie est soigneusement détaillé. Le film est d’abord une fascinante plongée dans les arcanes les plus secrètes de la géopolitique de la seconde moitié du XXème siècle. Pourtant, malgré la gravité de son sujet, le film n’est ni solennel ni pontifiant. Il est passionnant. Ce n’est pas pour rien que Marcel Ophuls, le fils du grand Max, se présente avant tout comme un féru de cinéma hollywoodien classique.

C’est comme s’il interrogeait la grande histoire à hauteur d’homme. C’est comme si on conversait nous-même -en quatre langues différentes- avec ces espions de la C.I.A retraités au bord de leur piscine, avec ces grands résistants devant leur bibliothèque, avec ces anciens dictateurs sud-américains devenus assez pitoyables, avec ces prêtres de la « filière des rats », avec le jardinier indien de Barbie ou encore avec cette déportée juive revenue sur les lieux de son arrestation. Ce panel, le plus varié que l’on puisse imaginer, forme d’abord un formidable échantillon d’humanité et ce n’est pas la moindre des qualités d’Ophuls que de nous le restituer en tant que tel, sans qu’il ne paraisse instrumentalisé au service du discours de l’auteur.

Loin de se poser en détenteur de la vérité au-dessus de ses interlocuteurs (qui sont parfois des pourritures avérées), le cinéaste sait confronter les témoignages contradictoires grâce au montage. C’est aussi un intervieweur pugnace, fin et habile qui pousse ses interlocuteurs dans leurs retranchements sans se départir de sa courtoisie. En interrogeant des « petites gens » sur leurs actions peu glorieuses, il révèle ainsi des motivations quasi-inconscientes que le spectateur ne se permettra pas de juger car il a bien l’impression que le cinéaste a mis à jour une sorte de fond commun à l’humanité. A contrario, cette tendance à l’universalité redoublera le réconfort distillé par les témoignages d’héroïsme quotidien, qui sont à peu près aussi nombreux.

Ophuls présente donc les choses avec impartialité, humanisme et, ce n’est pas le moins important, humour et légèreté. Le cinéaste-enquêteur a failli payer de sa vie lors d’une agression de barbouzes en Amérique du sud mais c’est bien l’impression de légèreté et d’espoir qui domine après la vision de son film (qui se termine après tout par une happy-end). A l’image de la dédicace finale, bouleversant hommage à la grandeur d’âme la plus pure et la plus simple qui soit. Hotel Terminus est une oeuvre capitale.

Tags: , , , , ,

2 Responses to “Hôtel Terminus : Klaus Barbie, sa vie et son temps (Marcel Ophuls, 1988)”

  1. Edouard dit :

    Chouette série sur Ophuls (tout à fait d’accord sur « Hôtel Terminus » et content d’avoir eu la mémoire un peu rafraichie à propos de « November days », dont, honnêtement, je ne me rappelais plus grand chose, sinon que cela valait le coup). Allez, maintenant, « Veillées d’armes », j’espère…

  2. admin dit :

    pas pour tout de suite Veillée d’armes. Le DVD traîne quelque part mais je ne l’ai pas vu dans le cadre de la (brève) rétro à la cinémathèque.

Leave a Reply