cheapest ms office 2007 professional to click price of ms office 2010 singapore https://it.uca.edu/index.php?new=680521&... download microsoft powerpoint only https://it.uca.edu/index.php?new=798773&... https://it.uca.edu/index.php?new=186423&... buy windows xp sp1a buy office pro 2010 go to how to buy rosetta stone cheap go to microsoft office 2013 teacher discount uk discount microsoft office 2010 students australia here
buy office 2007 standard academic buy corel designer 9 office home and student 2010 purchase buy autodesk autocad mechanical 2015 32bit windows 2008 standard pricing cheap windows 7 key buy revit architecture 2009 oem dreamweaver purchase camtasia 5 best price iwork 09 price of autodesk inventor 2011 buy 2010 office home and business purchase ilife 06 mac adobe dreamweaver purchase best price photoshop cs2 software

Un enfant de Calabre (Luigi Comencini, 1987)

Contre son père qui veut qu’il fasse des études et soutenu par un chauffeur de bus infirme, un enfant de Calabre se rêve champion de course à pied.

Encore une fois, ce qui n’aurait pu être que facilités mélodramatiques et mièvrerie larmoyante est transcendé par le style de Luigi Comencini: fraîcheur du jeune interprète Santo Polimeno, pudeur, droiture et sensibilité de l’expression, empathie inconditionnelle de l’auteur pour chacun de ses personnages. La grandeur du cinéaste s’exprime notamment via le fait que le père n’est pas montré comme une méchante brute mais que les raisons de sa dureté sont exposées avec justesse: il souffre de sa condition de prolétaire et veut assurer un bel avenir à son fils. En homme de gauche intelligent, Comencini révèle la nature oppressante des structures mais prend soin de ne pas charger les individus.

Il porte un regard tendre et parfois amusé sur ces gens qui se débattent entre des traditions sclérosantes (le gamin qui se fait tirer dessus par les ennemis de sa famille!) et l’envie de rêver envers et contre une réalité non pas misérable mais souvent désespérante. Ainsi le personnage du chauffeur de bus interprété par le grand Gian Maria Volonte est-il magnifique. La fable s’inscrit merveilleusement dans la splendeur âpre des paysages calabrais; la lumière naturelle est superbe.

Un enfant de Calabre est donc un très joli film qui mérite pleinement le noble qualificatif suivant, qualificatif déjà tombé en désuétude en cette fin des années 80: humaniste.

Tags: , , ,

4 Responses to “Un enfant de Calabre (Luigi Comencini, 1987)”

  1. Dédé le Teubé dit :

    Je suis enfin parvenu à me procurer ce film en VOST. Votre avis confirme les échos positifs que j’ai pu lire concernant ce Comencini tardif. Bien hâte de le voir en tout cas.
    Entre temps, j’ai vu La Grande Pagaille sur vos bonnes recommandations et il s’agit effectivement d’un très beau film, avec cette incroyable faculté de faire rire et de bouleverser d’un plan à l’autre dont semble empreinte l’œuvre de Comencini. Il y a plusieurs moments de grâce et d’émotion qui m’ont subjugué: je pense au retour de Martin Balsam à la maison avec la descente à vélo sans freins, à la fuite de la jeune femme juive ou encore aux dernières scènes avec Reggiani. Du grand cinéma.
    Avez-vous vu Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas et Eugenio ? Deux autres Comencini qui m’ont l’air très intéressants.

  2. Christophe dit :

    Je suis vraiment content que vous ayez vu -et aimé- La grande pagaille sur mon conseil. Ce genre de message, c’est la meilleure gratification que je puisse espérer en faisant ce blog.

    Je n’ai encore vu ni Eugenio ni Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas? mais ça ne saurait tarder.

  3. yann dit :

    Ou se procurer ce film en version francaise?
    Merci !

  4. admin dit :

    aucune idée, je l’ai vu à la cinemathèque