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Archive for the ‘Fedor Ozep’ Category

Les frères Karamazoff (Fedor Ozep, 1931)

Jeudi, juillet 19th, 2012

Un débauché retrouve son père afin de lui emprunter de l’argent pour un mariage. Mais le père, sous l’emprise d’une charmante créature, n’a pas l’intention de céder quoi que ce soit.

Après le firmament de l’art muet que constituent les années 1927-1929, le début du cinéma parlant est souvent considéré comme une régression artistique tant le son a paralysé l’inventivité de la majorité des cinéastes. C’est un fait que beaucoup de films du début des années 30, y compris certains signés par de grands réalisateurs, pèchent par statisme, lenteur et platitude visuelle. L’éclairage et le montage ne sont plus les moyens d’expression privilégiés de cinéastes qui, très souvent, se contentent de mettre en boîte des dialogues.

A l’opposé de cette tendance, Les frères Karamazoff est une magnifique tentative d’intégrer les acquis de l’art muet au cinéma sonore. Fedor Ozep a pensé son film comme un maelström d’images et a démultiplié les raccords et les angles de prise de vue. C’est sans doute le seul film des années 30 où le montage est aussi sophistiqué que dans les chefs d’oeuvre d’Abel Gance qui fut, avant et devant Eisenstein, le génie du procédé. Cela n’empêche pas Ozep d’être capable d’utiliser des travellings sinueux lorsque la nécessité de plan-séquences se fait sentir. Sa virtuosité est totale. Le travail sur le son est également exceptionnel pour un film de l’époque. Bernard Hermann citait la bande originale de Karol Rathaus pour ce film comme une de ses références majeures tant la fusion musique/images y est aboutie.

Pourtant, et c’est là un intéressant paradoxe, Les frères Karamazoff est un film foncièrement raté. C’est que ce foisonnement d’images n’est pas l’idéal pour raconter l’histoire. Par exemple, insérer un gros plan du doigt sur la sonnette au moment où le personnage sonne est un choix qui introduit de la lourdeur et de la redondance tout en détournant du coeur de la scène. Le volontarisme du cinéaste en vient à nuire à la vérité des situations et des personnages et donc à nous désintéresser d’eux. Le roman est foncièrement théâtral et Ozep n’assume jamais cette théâtralité. Il faut dire que les acteurs étrangers -et ils sont nombreux puisque le film a initialement été tourné dans une version allemande intitulée Der Mörder Dmitri Karamazov- sont doublés, et très mal doublés; ce qui est compréhensible vu que la technique de post-synchronisation en était à ses balbutiements. Cela non plus n’aide pas à l’implication du spectateur dans le drame.

Il est significatif que le clou du film -un morceau de bravoure absolument éblouissant- soit la fuite dans la maison close car alors le cinéaste n’exprime rien d’autre qu’un vertige sans objet: d’abord celui de la vitesse puis celui de la fête. Le tourment intime du quasi-parricide n’est que superficiellement évoqué. On ajoute à ça le fait que les scénaristes ont évacué toute la dimension spirituelle du roman  (Aliocha a disparu, Ivan n’est plus qu’une silhouette…) et on conclut que Les frères Karamazov se trouve ici réduit à un mélodrame policier, qui plus est pas très réussi pour les raisons déjà évoquées. Ce n’est que lors de la belle fin que les amateurs retrouveront un peu de la substance de l’ultime chef d’oeuvre de Dostoïevski.

Esprit avant-gardiste s’étant fait metteur en images plutôt que metteur en scène, Fedor Ozep  s’était trompé sur ce que serait le cinéma parlant: l’art de la mise en scène justement. Mais il s’est trompé en beauté.

Texte intéressant sur Fedor Ozep

La dame de pique (Fedor Ozep, 1937)

Mardi, mai 1st, 2012

Un officier séduit une jeune fille pour soutirer un secret de jeu à sa grand-mère.

Cette superbe adaptation de la nouvelle d’Alexandre Pouchkine brille d’abord par son faste visuel alors que  les illustrations dessinées qui figurent les rues de Saint-Pétersbourg au début de la deuxième partie laissent à penser que le budget était considérablement limité. Thirard à l’éclairage fait des merveilles tandis que la richesse des cadres, exceptionnelle pour un film français, évoque Josef Von Sternberg. Dès l’introduction dans l’auberge, avec une troïka, une nuit noire, la musique assourdissante signée Karol Rathaus et quelques travellings aussi échevelés que judicieux, Fedor Ozep montre qu’il n’a pas son pareil pour mettre en place l’atmosphère dramatique.

Le cinéaste, qui déjà en 1916 avait écrit un scénario adapté de cette nouvelle pour Protozanov, a considérablement étoffé ce qui était embryonnaire dans le texte parfaitement épuré de Pouchkine. Il a donné corps et âme aux figures de vieille comtesse, d’officier bravache et de joueur obsessionnel, des stéréotypes qui ont fait la gloire du roman russe et que Pouchkine a pour ainsi dire inventé. Les développements narratifs sont parfois conventionnels (le triangle amoureux) mais l’excellence des acteurs et la virtuosité du découpage, découpage tantôt dramatisant tantôt finement évocateur, transcendent la convention. Pour une fois, le jeu enfiévré de Pierre Blanchar est parfaitement en phase avec son personnage. Quant à Marguerite Moreno et son panache gouailleur, c’est évidemment l’interprète idéale de la dame de pique. Ses nombreuses répliques mordantes sont un pur régal.

La dame de pique est donc un film qui donne envie de connaître plus en profondeur l’oeuvre du cosmopolite Ozep.

Amok (Fedor Ozep, 1934)

Mercredi, septembre 21st, 2011

En Malaisie, une bourgeoise va chercher un médecin qui officie dans la jungle pour se faire avorter.

La lente mobilité de la caméra nous faisant profondément pénétrer chaque espace (jungle, bouge ou jardin) ainsi que la lumière de Curt Courant rendent bien la moiteur tropicale et l’atmosphère de bout du monde dans lesquelles se déroulent cette histoire. Amok, qui est un film-culte pour certains cinéphiles aujourd’hui octogénaires, n’est donc pas exempt d’une certaine beauté désespérée. Malheureusement son scénario est trop théâtral et il est difficile de croire les comédiens qui déclament leurs tirades plus qu’ils ne vivent à l’écran. De plus, le grand Inkijinoff, inoubliable assassin fou d’amour dans La tête d’un homme, est ici réduit aux exotiques utilités. Bref, Amok est un beau film qui a mal vieilli car très inféodé aux poncifs de son époque.