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Archive for the ‘Ida Lupino’ Category

The trouble with angels (Ida Lupino, 1966)

Mercredi, janvier 13th, 2010

Deux filles turbulentes sont envoyées dans un lycée catholique où elles font des bêtises.

Quelle tristesse de voir qu’Ida Lupino, réalisatrice qui a dans ses productions indépendantes des années 50 manifesté la sensibilité la plus brûlante de tout le cinéma américain classique, a achevé sa carrière cinématographique sur une pochade aussi niaise!

Outrage (Ida Lupino, 1950)

Mercredi, avril 16th, 2008

Brûlant, sensible, direct, Outrage est un film qui ne s’embarrasse guère des convenances esthétiques. A l’époque, il n’y a guère que chez Fuller que l’on retrouve un tel filmage « droit au but » et une telle fièvre. Ida Lupino ne craint pas les outrances du mélodrame pour traiter son audacieux sujet, la destruction psychologique d’une jeune victime de viol. Outrage montre implacablement -en 75 minutes- que la plus terrible des conséquences du viol est l’impossibilité absolue d’accorder sa confiance à autrui, ce qui entraine une quasi-mort aussi bien psychologique que sociale. Fondamentalement, c’est donc la foi qui a été perdue, foi essentielle à la vie et il était alors naturel que la renaissance de la jeune fille passe par sa rencontre avec un prêtre. Bien que les effets de la mise en scène soient volontairement appuyés, le scénario est d’une belle simplicité. La crédibilité des archétypes n’est pas mise en doute une seule seconde par le spectateur grâce a la prodigieuse justesse des comédiens (inconnus pour la plupart, citons au moins celle qui interprète l’héroïne: la jeune Mala Powers dont l’incandescence rappelle Ida Lupino actrice).
Qu’importe la grossièreté des ficelles du scénario, qu’importe la faiblesse apparente des moyens à disposition, cette série B autoproduite montre que de telles contingences peuvent être balayées par la foi profonde d’une réalisatrice énergique en son art.

The bigamist (Ida Lupino, 1953)

Dimanche, mars 23rd, 2008

Pas grand chose à voir avec le thriller dont je parle ci-dessous. C’est un film sur la double vie d’un homme. Là encore, sujet audacieux si ce n’est passionnant. Le traitement est d’une belle finesse, surtout dans la première partie, celle qui décrit l’arrivée de l’autre femme. C’est un très bon film, sans idée toute faite, sans préjugé, sur la confrontation de ses désirs avec les désirs des autres d’une part et avec la morale d’autre part. C’est aussi le portrait d’un homme trop faible pour résister à des sentiments qui l’entraînent à sa perte, un personnage digne des plus beaux héros de Nicholas Ray. Et puis ce film est mieux que le précédent parce qu’Ida y joue. Et qu’Ida est magnifique, surtout en gros plan projeté sur un écran immense.

Le voyage de la peur (The hitch-hiker, Ida Lupino, 1953)

Vendredi, mars 21st, 2008

Je n’ai pas été pleinement convaincu par cet archétype de la série B américaine. Le voyage de la peur repose sur une idée très simple et très excitante basée sur un fait divers sanglant, la prise d’otage de deux automobilistes par un détenu en cavale, mais le développement est trop prévisible pour être réellement captivant. Les personnages n’évoluent pas, le méchant est un psychopathe méchant à 100% qui ne fait que d’être méchant, les gentils n’existent que par rapport au méchant, c’est à peine s’ils ont quelques discussions sur la manière de s’en débarrasser. Les situations (la rencontre des gentils avec des commerçants pendant qu’ils sont tenus en joue par le méchant) se répètent sans grande variation donc sans belle progression dramatique. En dehors de ces réserves, le film est tout de même bon; le personnages du tueur, pure incarnation démoniaque, est finalement assez génial, joué par un William Talman à la gueule inoubliable et je me suis délecté des fulgurance d’une mise en scène d’une belle sécheresse, telle l’introduction très percutante.