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	<title>avis sur des films</title>
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	<description>quelques phrases pour ne pas oublier des films rares (ou pas) que je ne suis pas prêt de revoir</description>
	<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 10:49:40 +0000</pubDate>
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		<title>Le bled (Jean Renoir, 1929)</title>
		<link>http://films.nonutc.fr/2010/09/02/le-bled-jean-renoir-1929/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 10:24:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[1895-1930]]></category>

		<category><![CDATA[Alexandre Arquillière]]></category>

		<category><![CDATA[Algérie]]></category>

		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>

		<category><![CDATA[Diana Hart]]></category>

		<category><![CDATA[Jackie Monnier]]></category>

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		<description><![CDATA[
Un Parisien va retrouver son oncle qui a fait fortune en Algérie dans le but de lui emprunter de l&#8217;argent. Sur le bateau, il rencontre une jeune héritière&#8230;
Cette commande du gouvernement français pour célébrer le centenaire de la conquête de l&#8217;Algérie est peut-être le pire film de Jean Renoir. Oh, il ne s&#8217;agit pas de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.gaumont.fr/files/oeuvrea/0004595/0004595_aff_001_med.jpg" alt="" width="206" height="283" /></p>
<p>Un Parisien va retrouver son oncle qui a fait fortune en Algérie dans le but de lui emprunter de l&#8217;argent. Sur le bateau, il rencontre une jeune héritière&#8230;</p>
<p>Cette commande du gouvernement français pour célébrer le centenaire de la conquête de l&#8217;Algérie est peut-être le pire film de Jean Renoir. Oh, il ne s&#8217;agit pas de s&#8217;indigner benoîtement devant le propos évidemment colonialiste de l&#8217;entreprise. Celui-ci ne fait que confirmer la terrifiante facilité avec laquelle le futur réalisateur de <em>La vie est à nous</em> et de <em>Vivre libre!</em> adaptait son style à l&#8217;idéologie requise par le moment.</p>
<p>Les séquences qui voient des soldats débarquer tandis que l&#8217;oncle se lance dans un éloge passionné du &#8220;rôle positif de la colonisation&#8221; devant un neveu citadin donc superficiel qui ne comprend pas que le travail, il n&#8217;y a que ça de vrai, sont d&#8217;ailleurs les passages les plus intéressants du film d&#8217;un point de vue strictement formel. Comme les scènes de duel du <a href="http://films.nonutc.fr/2010/04/22/le-tournoi-dans-la-cite-jean-renoir-1928/"><em>Tournoi dans la cité</em></a> (film de commande précédent par ailleurs autrement plus intéressant), elles montrent la maîtrise qu&#8217;a atteint Renoir dans ces dernières années du cinéma muet.</p>
<p>Simplement, l&#8217;histoire racontée est parfaitement inepte. Jamais les personnages n&#8217;existent en dehors du rôle que leur a assigné une intrigue convenue et débile. Qui plus est, <em>Le bled</em> n&#8217;a même pas le mérite de la concision narative. A la fin, le héros n&#8217;en finit pas de courir après le méchant dans le désert. Il s&#8217;agit d&#8217;un film de prestige donc il faut les voir en voiture, en chameau, à pied, à cheval, avec la caméra qui bouge dans tous les sens. Las! Cette interminable course-poursuite achève l&#8217;indulgence du spectateur de 2010.</p>
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		<title>Même heure, l&#8217;année prochaine (Robert Mulligan, 1978)</title>
		<link>http://films.nonutc.fr/2010/08/31/meme-heure-lannee-prochaine-robert-mulligan-1978/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 08:08:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[1970-1979]]></category>

		<category><![CDATA[Robert Mulligan]]></category>

		<category><![CDATA[Alan Alda]]></category>

		<category><![CDATA[Bernard Slade]]></category>

		<category><![CDATA[Ellen Burstyn]]></category>

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		<description><![CDATA[
De 1951 à 1975, un homme et une femme mariés chacun de leur côté se retrouvent chaque année durant un week-end.
Il s&#8217;agit d&#8217;une adaptation de la pièce de Bernard Slade. Visiblement, l&#8217;adaptation (signée par Slade lui-même) est fidèle à sa source puisque le film est très théâtral. Le décor est unique, il n&#8217;y a que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/2/22/SameTimeNextYearPoster.jpg" alt="" width="260" height="395" /></p>
<p>De 1951 à 1975, un homme et une femme mariés chacun de leur côté se retrouvent chaque année durant un week-end.</p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;une adaptation de la pièce de Bernard Slade. Visiblement, l&#8217;adaptation (signée par Slade lui-même) est fidèle à sa source puisque le film est très théâtral. Le décor est unique, il n&#8217;y a que deux personnages, ces deux personnages causent beaucoup. Le film est découpé en scènes représentant chacune une année et avance au fil des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lustre_%28Rome_antique%29" target="_blank">lustres</a>. Ajoutons qu&#8217;entre les différentes scènes, des images d&#8217;archive liées à l&#8217;époque en question montrent le temps qui passent. Associées à une chanson de variétoche particulièrement sirupeuse, <em>The last time I felt like this),</em> elles constituent un procédé très facile visant à stimuler la plus vulgaire des nostalgies.</p>
<p>Bref, la première réaction devant un dispositif aussi artificiel associé à une telle débauche de sentimentalité est une réaction de rejet. Et pourtant, force est de constater que le film est réussi, qu&#8217;à sa façon il fonctionne très bien. Une preuve: la chanson de variétoche insupportable au début s&#8217;avère finalement enchanteresse. C&#8217;est bien le signe que quelque chose s&#8217;est passé en cours de route&#8230;Outre le fait qu&#8217;un cœur d&#8217;artichaut sommeille en chacun de nous, ceci peut s&#8217;expliquer par plusieurs qualités d&#8217;écriture et de mise en scène. D&#8217;abord la fidélité à la pièce et l&#8217;unité de lieu qu&#8217;elle entraîne impliquent une épure dramatique qui permet de ne jamais s&#8217;éloigner de l&#8217;essentiel. Ce qui fait que l&#8217;attention du spectateur ne diminue pas même lorsqu&#8217;il se dit &#8220;bonjour les grosses ficelles&#8221;. Ensuite, l&#8217;auteur de la pièce alterne brillamment humour et gravité sans que jamais le mélange n&#8217;apparaisse prémédité. Beaucoup de répliques bien senties sont franchement drôles et évitent au film de sombrer dans la guimauve. Si les clichés sont légion, force est de constater que les situations sont développées avec une certaine finesse. De plus, les deux acteurs sont excellents. On finit donc par croire à l&#8217;existence de ce couple. On finit même par s&#8217;y attacher. Notons enfin que les couleurs sont magnifiques, que la texture de l&#8217;image a une densité peu commune dans ce genre de film.</p>
<p>Bref, fabriqué de bout en bout, probablement dénué toute espèce de sincérité, <em>Même heure l&#8217;année prochaine </em>n&#8217;en reste pas moins un film émouvant. Miracle du divertissement américain&#8230;</p>
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		<title>Rafles sur la ville (Pierre Chenal, 1957)</title>
		<link>http://films.nonutc.fr/2010/08/27/rafles-sur-la-ville-pierre-chenal-1957/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Aug 2010 09:54:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[1950-1959]]></category>

		<category><![CDATA[Pierre Chenal]]></category>

		<category><![CDATA[Auguste Le Breton]]></category>

		<category><![CDATA[Charles Vanel]]></category>

		<category><![CDATA[Michel Piccoli]]></category>

		<category><![CDATA[Paris]]></category>

		<category><![CDATA[polar]]></category>

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		<description><![CDATA[
Un flic s&#8217;acharne à traquer l&#8217;ennemi public numéro 1 qui a assassiné son collègue.
Cette adaptation d&#8217;Auguste Le Breton se distingue d&#8217;abord par son âpreté. Ainsi, les rapports entre l&#8217;inspecteur et son indic nous montrent que les policiers peuvent être encore plus pourris que les truands auxquels ils ont affaire. Cela ne résulte pas d&#8217;un gauchisme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.cinema-francais.fr/images/affiches/affiches_c/affiches_chenal_pierre/rafles_sur_la_ville.jpg" alt="" width="296" height="401" /></p>
<p>Un flic s&#8217;acharne à traquer l&#8217;ennemi public numéro 1 qui a assassiné son collègue.</p>
<p>Cette adaptation d&#8217;Auguste Le Breton se distingue d&#8217;abord par son âpreté. Ainsi, les rapports entre l&#8217;inspecteur et son indic nous montrent que les policiers peuvent être encore plus pourris que les truands auxquels ils ont affaire. Cela ne résulte pas d&#8217;un gauchisme antiflic mais d&#8217;une volonté de réalisme des auteurs. La faune du Pigalle des années 50 est rendue vraisemblable par un casting plus typé que la moyenne de l&#8217;époque et par des dialogues en argot qui n&#8217;ont rien à voir avec le pittoresque d&#8217;un Michel Audiard.</p>
<p>Si Vanel en vedette fait du Vanel, le jeune Piccoli (qui avait encore des cheveux) est étonnant de dureté. Danik Patisson, minette de 18 ans, est aussi jolie que son nom est moche. De plus, la courte durée du film (1h20, c&#8217;est parfait) n&#8217;empêche pas de voir la vie du commissariat, le traitement des affaires courantes. L&#8217;alliage entre efficacité narrative et ancrage simili-documentaire de l&#8217;action est digne d&#8217;un bon polar américain (on peut comparer <em>Rafles sur la ville</em> aux films noir de Henry Hathaway). La musique jazzy du jeune Michel Legrand ajoute à la nervosité de l&#8217;ensemble.</p>
<p>Alors, <em>Rafles sur la ville</em> chef d&#8217;oeuvre méconnu du cinéma français? Non mais peu s&#8217;en est fallu. Quelques concessions au romanesque facile ainsi que l&#8217;inaptitude du metteur en scène à transcender la convention dramatique (le sacrifice final qui semble téléphoné) empêchent <em>Rafles sur la ville</em> de se hisser au niveau des classiques de Becker ou Clouzot. Il n&#8217;en reste pas moins un excellent polar.</p>
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		<title>Non coupable (Henri Decoin, 1947)</title>
		<link>http://films.nonutc.fr/2010/08/26/non-coupable-henri-decoin-1947/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 10:15:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[1940-1949]]></category>

		<category><![CDATA[Henri Decoin]]></category>

		<category><![CDATA[Jany Holt]]></category>

		<category><![CDATA[Jean Debucourt]]></category>

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		<category><![CDATA[Michel Simon]]></category>

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		<category><![CDATA[qualité française]]></category>

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		<description><![CDATA[
Un médecin alcoolique et méprisé par sa communauté se rend compte le jour où il renverse un motocycliste qu&#8217;il a un talent particulier pour le crime parfait.
Non coupable est un drame policier assez représentatif du cinéma de qualité française qui était d&#8217;abord -mais pas seulement- un cinéma de scénario. Ici, le scénario est bon donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.cinema-francais.fr/images/affiches/affiches_d/affiches_decoin_henri/non_coupable02.jpg" alt="" width="222" height="299" /></p>
<p>Un médecin alcoolique et méprisé par sa communauté se rend compte le jour où il renverse un motocycliste qu&#8217;il a un talent particulier pour le crime parfait.</p>
<p><em>Non coupable</em> est un drame policier assez représentatif du cinéma de qualité française qui était d&#8217;abord -mais pas seulement- un cinéma de scénario. Ici, le scénario est bon donc le film est bon. Ce type de dramaturgie basé sur la psychologie est un peu suranné mais a priori pas moins pertinent qu&#8217;un autre. Si <em>Non coupable</em> ne saurait imposer une réflexion sur le mal avec autant de force qu&#8217;un chef d&#8217;oeuvre de Fritz Lang, s&#8217;il reste soumis de bout en bout aux conventions de son temps, il est mené avec suffisamment d&#8217;habileté. Par ailleurs, le toujours excellent Michel Simon parvient sans peine à donner une épaisseur humaine à son personnage. La fin hisse le film vers des cimes tragiques sans que la noirceur de la vision n&#8217;apparaisse exagérée comme c&#8217;est le cas dans nombre de films contemporains de Duvivier, Allégret ou Autant-Lara. Bref, <em>Non coupable</em> est un bon polar à la française.</p>
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		<title>Le dernier des six (Georges Lacombe, 1941)</title>
		<link>http://films.nonutc.fr/2010/08/25/le-dernier-des-six-georges-lacombe-1941/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 07:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[1940-1949]]></category>

		<category><![CDATA[Georges Lacombe]]></category>

		<category><![CDATA[Henri-Georges Clouzot]]></category>

		<category><![CDATA[Jean Tissier]]></category>

		<category><![CDATA[Pierre Fresnay]]></category>

		<category><![CDATA[polar]]></category>

		<category><![CDATA[Stanislas-André Steeman]]></category>

		<category><![CDATA[Suzy Delair]]></category>

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		<description><![CDATA[
Six amis tentent de faire fortune en partant aux quatre coins du monde et jurent de tout se partager à leur retour. Au moment de leurs retrouvailles cinq ans plus tard, l&#8217;un d&#8217;eux est assassiné&#8230;
Ecrit par Henri-Georges Clouzot, Le dernier des six est un véritable prélude à L&#8217;assassin habite au 21. On retrouve Wens, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://imworld.aufeminin.com/cinema/le-dernier-des-six-7260_L.jpg" alt="" width="202" height="277" /></p>
<p>Six amis tentent de faire fortune en partant aux quatre coins du monde et jurent de tout se partager à leur retour. Au moment de leurs retrouvailles cinq ans plus tard, l&#8217;un d&#8217;eux est assassiné&#8230;</p>
<p>Ecrit par Henri-Georges Clouzot, <em>Le dernier des six</em> est un véritable prélude à <em>L&#8217;assassin habite au 21</em>. On retrouve Wens, le commissaire créé par Stanislas-André Steeman, et son insupportable petite amie Mila Malou. Ils sont déjà joués par Pierre Fresnay et Suzy Delair.<br />
Comme <em>L&#8217;assassin habite au 21</em>, <em>Le dernier des six</em> est un pur film de scénario. Son intérêt repose sur son intrigue policière (qui est l&#8217;assassin?) et sur les dialogues mordants et gentiment misanthropes de Clouzot (la noirceur désespérée du <em>Salaire de la peur</em> est encore loin). Les personnages et leurs sentiments sont asservis à la mécanique de l&#8217;intrigue. Le pittoresque des seconds rôles (dont certains tel Jean Tissier reviendront dans <em>L&#8217;assassin habite au 21</em>) anime la mise en scène habile mais conventionnelle de Georges Lacombe.</p>
<p>Bref, très proche de <em>L&#8217;assassin habite au 21</em>, <em>Le dernier des six</em> est un film de Clouzot sans que l&#8217;auteur ne soit le réalisateur. Passer derrière la caméra allait lui permettre, au fur et à mesure de films de plus en plus personnels et avant de sombrer dans l&#8217;autocaricature, d&#8217;exprimer pleinement sa vision célinienne de l&#8217;humanité. J&#8217;en veux pour preuve ce magnifique chef d&#8217;oeuvre qu&#8217;est <em>Quai des orfèvres</em>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le dernier tournant (Pierre Chenal, 1939)</title>
		<link>http://films.nonutc.fr/2010/08/24/le-dernier-tournant-pierre-chenal-1939/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2010 09:16:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[1930-1939]]></category>

		<category><![CDATA[Pierre Chenal]]></category>

		<category><![CDATA[Corinne Luchaire]]></category>

		<category><![CDATA[Fernand Gravey]]></category>

		<category><![CDATA[James M.Cain]]></category>

		<category><![CDATA[Michel Simon]]></category>

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		<description><![CDATA[
La première adaptation du Facteur donne toujours deux fois.
Sans être un grand film, Le dernier tournant est un bon film noir à la française. Le décor est solidement planté grâce à une exposition parfaite. Michel Simon, excellent, insuffle sa part d&#8217;humanité au récit policier. En revanche, l&#8217;attirance érotique -essentielle dans cette histoire- est exprimée non [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://img.ozap.com/03C003C000903678-photo-affiche-le-dernier-tournant.jpg" alt="" width="221" height="338" /></p>
<p>La première adaptation du <em>Facteur donne toujours deux fois</em>.</p>
<p>Sans être un grand film, <em>Le dernier tournant</em> est un bon film noir à la française. Le décor est solidement planté grâce à une exposition parfaite. Michel Simon, excellent, insuffle sa part d&#8217;humanité au récit policier. En revanche, l&#8217;attirance érotique -essentielle dans cette histoire- est exprimée non pas visuellement mais par des tirades peu vraisemblables (surtout lorsqu&#8217;elles sont dites par la jeune Corinne Luchaire, fille gironde mais comédienne limitée). C&#8217;est la principale faiblesse de cette version du fameux roman de James M.Cain par ailleurs impeccablement ficelée.</p>
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		<title>Columbo: Meurtre aux deux visages (It&#8217;s All In the Game, Vincent McEveety, 1993)</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 07:32:06 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[1990-...]]></category>

		<category><![CDATA[Vincent McEveety]]></category>

		<category><![CDATA[Faye Dunaway]]></category>

		<category><![CDATA[Peter Falk]]></category>

		<category><![CDATA[téléfilm]]></category>

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		<description><![CDATA[
Commençons par une mise au point d&#8217;ordre sémantique. Les fictions télévisuelles américaines sur lesquelles il est aujourd&#8217;hui de bon ton de s&#8217;extasier, tout ce que les blasés professionnels vous vendent comme le &#8220;dernier bastion de la créativité à Hollywood&#8221;, ce ne sont généralement pas des séries. Mad men, Twin peaks, Lost ne sont pas des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://cfouchet.nonutc.fr/img/columbo.png" alt="" width="384" height="288" /></p>
<p>Commençons par une mise au point d&#8217;ordre sémantique. Les fictions télévisuelles américaines sur lesquelles il est aujourd&#8217;hui de bon ton de s&#8217;extasier, tout ce que les blasés professionnels vous vendent comme le &#8220;dernier bastion de la créativité à Hollywood&#8221;, ce ne sont généralement pas des séries. <em>Mad men</em>,<em> Twin peaks</em>, <em>Lost</em> ne sont pas des séries. Ce sont des feuilletons. En effet, chaque épisode n&#8217;y est pas indépendant des autres mais constitue une partie de l&#8217;agrégat narratif potentiellement infini (ça ne se conclura que lorsque l&#8217;audimat ne sera plus au rendez-vous) formé par l&#8217;ensemble des épisodes.</p>
<p>Les ficelles pour capter l&#8217;attention du spectateur (le fameux temps de cerveau disponible) sont les mêmes que celles de ces programmes produits par les annonceurs publicitaires pour vendre leur lessive aux ménagères de moins de 50 ans que l&#8217;on appelait &#8220;soap operas&#8221;. <em>Desperate housewives</em> n&#8217;est jamais qu&#8217;une sorte de <em>Feux de l&#8217;amour</em> avec ce qu&#8217;il faut de références culturelles, de pseudo-subversion, de second degré et surtout de pognon (produire 24 épisodes par an plutôt que 250 permet de mieux soigner l&#8217;écriture et la mise en scène) pour séduire le spectateur se prétendant &#8220;exigeant&#8221;. Un soap opera pour classes supérieures. Aussi éclairé soit-il, n&#8217;importe quel amateur vous a déjà dit que s&#8217;il s&#8217;était enfilé une saison complète en un week-end, c&#8217;était que la &#8220;série&#8221; dont il vous parlait était vraiment géniale. L&#8217;addiction -donc l&#8217;aliénation- comme critère d&#8217;appréciation ultime. Voilà ce qui caractérise le feuilleton.</p>
<p>La série, au contraire, reconduit un concept d&#8217;épisode en épisode. Elle fonctionne sur l&#8217;art de la variation. Ses auteurs visent d&#8217;abord la concision puisque chaque histoire doit être racontée en une heure et demi. En cela, elle est plus proche du cinéma de genre hollywoodien que le feuilleton (qui lui descend directement des productions de série Z qu&#8217;étaient les serials). <em>Columbo</em> est une série. Défendre comme je vais le faire <em>Columbo: Meurtre aux deux visages</em>, c&#8217;est d&#8217;abord parler des qualités générales de la série puis des qualités spécifiques de l&#8217;épisode.</p>
<p>Vous connaissez tous <em>Columbo</em>. Un meurtre est commis dans le première partie de l&#8217;épisode. L&#8217;heure qui suit est un face-à-face entre le lieutenant Columbo et l&#8217;assassin. Puisque le spectateur a assisté à la scène de crime, l&#8217;enjeu de l&#8217;intrigue n&#8217;est pas &#8220;qui?&#8221; mais &#8220;comment?&#8221;. Comment le lieutenant va t-il confondre l&#8217;assassin alors que le crime semblait parfait? Quel est le grain de sable oublié qui va gripper la mécanique si bien huilée? C&#8217;est une affaire d&#8217;analyse, de déductions logiques et d&#8217;attention (attention à l&#8217;environnement, attention au discours de l&#8217;autre). Bref c&#8217;est une affaire d&#8217;intelligence. Et l&#8217;intelligence à la télé, c&#8217;est suffisamment rare pour être signalé. Le plaisir ressenti devant un épisode de <em>Columbo </em>est d&#8217;abord une jubilation devant la joute intellectuelle que se livrent le lieutenant et le coupable. Et plus ce dernier est brillant, plus l&#8217;affrontement est de haute-volée, plus l&#8217;épisode est réussi.</p>
<p>Ensuite, il y a évidemment Columbo lui-même. Un des plus beaux personnages créés par la télévision. L&#8217;idée d&#8217;avoir fait du fin limier un immigré rital ringard est en soi une bonne idée. Le fait que les méchants soient souvent richissimes donne aux affrontements un parfum de lutte des classes aussi réjouissant que subtil. Une poignée de signes distinctifs (le chien, la vieille 403, l&#8217;imper usé, la gueule d&#8217;endormi) suffit à caractériser le lieutenant. On aurait vite fait de le réduire à une caricature. Pourtant, l&#8217;immense acteur qu&#8217;est Peter Falk (son jeu sur les sourcils, les sourires, la voix&#8230;mériterait une étude actorale) a fait de son personnage un pur concentré d&#8217;humanité digne du petit théâtre de John Ford.<br />
Entre deux joutes oratoires avec l&#8217;assassin, les discussions avec son pote barman apportent une chaleur bienvenue. Ce qui est génial dans <em>Columbo,</em> c&#8217;est que l&#8217;intelligence de l&#8217;intrigue va de pair avec la tendresse humaniste. Pour parler en cinéphile, les créateurs de la série ont réussi l&#8217;improbable mariage entre Mankiewicz et Ford.</p>
<p><em>Meurtre aux deux visages</em> tient une place à part dans la série. Aux habituels rapports de domination s&#8217;adjoignent des rapports de séduction. La meurtrière prénommée Lauren tente de charmer l&#8217;inspecteur pour le détourner de son affaire. Celui-ci feint de marcher. Jusqu&#8217;ici, rien que de très normal. Là où ça devient remarquable c&#8217;est lorsque ce jeu de séduction n&#8217;est plus purement utilitaire, c&#8217;est lorsque les personnages vacillent. C&#8217;est lorsque la &#8220;feinte&#8221; de Columbo n&#8217;a plus rien d&#8217;évident, c&#8217;est lorsque Lauren commence à s&#8217;attacher au brave lieutenant. C&#8217;est lorsque, à la façon des plus belles comédies américaines de l&#8217;âge d&#8217;or, le trouble des sentiments vient perturber et enrichir la mécanique habituelle.<br />
L&#8217;épisode se voit alors doté d&#8217;une belle ambigüité. Le doute quant aux sentiments de Columbo est permis au spectateur alors que le scénariste a évidemment respecté les contraintes habituelles de la série (qui exigent que le lieutenant soit fidèle à sa femme invisible et que l&#8217;assassin soit arrêté à la fin de l&#8217;épisode). C&#8217;est très fort.</p>
<p>Peter Falk, qui avait lui-même écrit cet épisode, attendait depuis des années de trouver la meilleure actrice possible pour lancer le tournage. Et de fait, il embaucha rien moins que Faye Dunaway. En 1993, elle a 52 ans, elle a le visage affreusement &#8220;botoxé&#8221;, <em>L&#8217;affaire Thomas Crown</em> et <em>Bonnie &amp; Clyde</em> semblent appartenir à un autre temps. Et pourtant, son personnage est hyper-séduisant! Si ça, ce n&#8217;est pas une preuve éclatante du talent de la comédienne! Tour à tour manipulatrice, joueuse, séduite, blessée, elle incarne ici un des plus beaux rôles de sa carrière.</p>
<p>L&#8217;alchimie entre Columbo et Lauren est également rendue palpable par une foultitude de détails. Je pense au moment où le lieutenant reboutonne son manteau avant d&#8217;aller parler pour la première fois à Lauren. Je pense à tous ces objets autour desquels s&#8217;articule la narration. Tasse de café, cravate, bouquet de roses. Leur circulation entre les acteurs rend prégnante l&#8217;évolution des sentiments. Ces trucs de mise en scène sont plus parlants que bien des dialogues. Les deux personnages forment un des couples les plus attachants que l&#8217;on ait vu sur un écran dans les années 90. </p>
<p>Bref, <em>Columbo: Meurtre aux deux visages</em> est une merveille. La modestie de sa facture ne cache pas une noblesse de coeur qui est le meilleur antidote au cynisme vide de bien des feuilletons contemporains.</p>
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		<title>Célimène, la poupée de Montmartre (Mihály Kertész, 1925)</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Aug 2010 07:58:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[1895-1930]]></category>

		<category><![CDATA[Michael Curtiz]]></category>

		<category><![CDATA[Lili Damita]]></category>

		<category><![CDATA[mélodrame]]></category>

		<category><![CDATA[Paris]]></category>

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Une danseuse parisienne est partagée entre un jeune homme de bonne famille et un vieux noceur.
Un ramassis de clichés poussiéreux mis en images avec savoir-faire mais sans grande inspiration par Michael Curtiz.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.cineclubdecaen.com/cinepho/realisat/curtiz/celilmenelapoupeedemontmartre01.jpg" alt="" width="200" height="149" /></p>
<p>Une danseuse parisienne est partagée entre un jeune homme de bonne famille et un vieux noceur.</p>
<p>Un ramassis de clichés poussiéreux mis en images avec savoir-faire mais sans grande inspiration par Michael Curtiz.</p>
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		<title>Ordres secrets aux espions nazis (Verboten!, Samuel Fuller, 1959)</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Aug 2010 13:35:53 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[1950-1959]]></category>

		<category><![CDATA[Samuel Fuller]]></category>

		<category><![CDATA[James Best]]></category>

		<category><![CDATA[nazisme]]></category>

		<category><![CDATA[seconde guerre mondiale]]></category>

		<category><![CDATA[Susan Cummings]]></category>

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		<description><![CDATA[
A la fin de la seconde guerre mondiale, un soldat américain découvre les ravages du nazisme et tombe amoureux d&#8217;une Allemande.
L&#8217;intention de l&#8217;œuvre est d&#8217;abord didactique. 35 ans avant Spielberg, Sam Fuller explique aux Américains que le nazisme c&#8217;est mal. D&#8217;où le montage de séquences d&#8217;archives au sein de la fiction. D&#8217;où aussi un final [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/c/cd/Verboten%21.jpg" alt="" width="243" height="366" /></p>
<p>A la fin de la seconde guerre mondiale, un soldat américain découvre les ravages du nazisme et tombe amoureux d&#8217;une Allemande.</p>
<p>L&#8217;intention de l&#8217;œuvre est d&#8217;abord didactique. 35 ans avant Spielberg, Sam Fuller explique aux Américains que le nazisme c&#8217;est mal. D&#8217;où le montage de séquences d&#8217;archives au sein de la fiction. D&#8217;où aussi un final très grossier qui montre un jeune Allemand prendre conscience de l&#8217;horreur du IIIème Reich en regardant les images des camps.</p>
<p><em>Verboten!</em> est tout de même un bon film car l&#8217;ancien fantassin qu&#8217;est Fuller ne saurait se départir une seule seconde de sa sincérité. Le nazisme, il l&#8217;a vécu de très près. Le soldat américain du film, ce pourrait être lui. Ainsi son intégrité fait que jamais l&#8217;idéologie n&#8217;élude la complexité des individus. Le drame est basé sur les passions contradictoires qui animent les personnages et ça rend le récit intéressant. Les situations sont outrées et schématiques mais cela permet à l&#8217;auteur d&#8217;aller droit à l&#8217;essentiel. A noter enfin que <em>Verboten!</em> fut le dernier film produit par la RKO alors agonisante. La facture est de troisième ordre mais le sentiment d&#8217;urgence qui caractérise les meilleurs Fuller est plus que jamais présent.</p>
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		<title>Le sauveur (Michel Mardore, 1971)</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 09:56:20 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[1970-1979]]></category>

		<category><![CDATA[Michel Mardore]]></category>

		<category><![CDATA[adolescence]]></category>

		<category><![CDATA[Horst Buchholz]]></category>

		<category><![CDATA[Muriel Catalá]]></category>

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		<category><![CDATA[Occupation]]></category>

		<category><![CDATA[résistance]]></category>

		<category><![CDATA[seconde guerre mondiale]]></category>

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Dans une ferme isolée, une fille de 14 ans dont le père est pétainiste recueille un mystérieux et fascinant résistant&#8230;
Voilà un des films français les plus singuliers des années 70. Le récit s&#8217;articule autour d&#8217;un rebondissement génial qui n&#8217;a rien de la vulgaire esbroufe mais qui, parfaitement exploité, auréole l&#8217;œuvre d&#8217;une dimension sadiennne. Confronter l&#8217;occupation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.cinaff.com/affiches/le%20sauveur.jpg" alt="" width="295" height="400" /></p>
<p>Dans une ferme isolée, une fille de 14 ans dont le père est pétainiste recueille un mystérieux et fascinant résistant&#8230;</p>
<p>Voilà un des films français les plus singuliers des années 70. Le récit s&#8217;articule autour d&#8217;un rebondissement génial qui n&#8217;a rien de la vulgaire esbroufe mais qui, parfaitement exploité, auréole l&#8217;œuvre d&#8217;une dimension sadiennne. Confronter l&#8217;occupation allemande à l&#8217;innocence d&#8217;une jeune fille qui découvre l&#8217;amour est une façon aussi originale que percutante de représenter l&#8217;horreur nazie. Loin de la reconstitution historique, <em>Le sauveur</em> lorgne vers la fable: la caractérisation des personnages est réduite à l&#8217;essentiel, la narration est épurée et l&#8217;ensemble est à la lisière du fantastique.</p>
<p>Certes l&#8217;absence de développement psychologique fait que les idées de l&#8217;auteur sont trop voyantes et peinent à s&#8217;incarner pleinement dans les personnages. D&#8217;autant que le jeu des comédiens est parfois approximatif même si la jeune Muriel Catala s&#8217;avère finalement épatante. L&#8217;épilogue notamment apparaît assez artificiel. Cette relative abstraction est cependant contrebalancée par la présence de plusieurs scènes de genre filmées dans un style naturaliste: repas familiaux et baignades dans la rivière ancrent la fable dans une réalité concrète. On notera d&#8217;ailleurs la tranquille audace des nus.</p>
<p>Bref, s&#8217;il n&#8217;est pas parfait, ce premier film véritablement fascinant de Michel Mardore est un des joyaux oubliés du cinéma français.</p>
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