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Posts Tagged ‘film de propagande’

My son John (Leo McCarey, 1951)

Lundi, avril 7th, 2014

Un jeune diplômé de retour dans sa famille est soupçonné par son père d’être devenu un agent communiste.

Ce film peu vu mérite beaucoup mieux que la réputation de vulgaire tract anti-rouge qui lui est généralement accolée. En effet, si le point de vue de Leo McCarey ne fait à la fin aucun doute, My son John permet de se rendre compte encore une fois que qualité morale et qualité esthétique vont de pair au cinéma: pour intéresser le spectateur à son discours, un auteur se doit d’être franc dans le traitement de son sujet et d’en faire ressortir toutes les contradictions dialectiques, contradictions qui lui permettent de dramatiser intelligemment sa matière narrative. Un film perpétuellement univoque serait un film plat donc mauvais. My son John est tout le contraire.

Avant d’arriver à la conclusion finale (« il faut lutter contre la subversion communiste* »), le réalisateur nous gratifie d’une des peintures les plus justes de la famille américaine. Les confrontations entre le père et son fils ou entre la mère et son fils sont montrées avec une acuité qui est bien celle de l’auteur de Place aux jeunes. N’importe quel jeune revenu au foyer après s’en être longtemps éloigné pourra se reconnaître dans le personnage de Robert Walker. Durant toute la première heure, une distance, celle entre l’étudiant qui a pu s’élargir l’esprit au contact des intellectuels de la capitale et ses parents confits dans leur conservatisme simple et tranché, est rendue sensible par une mise en scène extrêmement subtile dont est absente toute forme de propagande. L’air emprunté de John, ses timides provocations face au curé, son absence lors des réunions familiales et, aussi, la sombre photographie de Harry Stradling et l’aptitude du réalisateur pour incarner physiquement les antagonismes des protagonistes dans le décor quasi-unique de la maison instillent progressivement le malaise.

Le génie de McCarey est de faire passer son discours politique à travers les émotions intimes de ses personnages. A ce titre, la mère est le pivot du drame. Si tous les acteurs sont excellents, Helen Hayes est d’ailleurs remarquable dans ce rôle. Guidée par son amour maternel, elle est moins raide que le père et essaie sincèrement de comprendre son fils. Cela donnera l’occasion à celui-ci de défendre avec succès ses idées auprès de sa génitrice -et par-là même auprès du spectateur. Cette prise en compte du point de vue de l’ennemi politique culmine dans un plan où ce grand catholique patriote qu’est McCarey, ayant comme à son habitude poussé la logique de sa scène jusqu’à son paroxysme, ridiculise le rituel américain du serment sur la Bible. En dernier ressort, c’est l’amour d’un fils pour sa mère qui restaurera l’ordre menacé par le virus communiste.

Enfin, on ne saurait conclure un texte sur My son John sans saluer la prodigieuse inventivité de Leo McCarey qui subit en 1951 la pire avanie qu’un réalisateur puisse imaginer au cours du tournage –le décès subit de son acteur principal- et qui, tel que le montre la fin sublime, s’en sortit avec brio.

*conclusion dont il faut rappeler aux bonnes âmes françaises si promptes à condamner le maccarthysme qu’elle est liée à une réalité politique donnée: celle de l’apogée de la guerre froide alors que les partis communistes des pays occidentaux étaient aux ordres du Komintern de Staline.

Untel père et fils (Julien Duvivier, 1940)

Dimanche, avril 6th, 2014

De 1870 à 1939, l’histoire d’une famille française, les Froment.

Condenser 70 ans de guerres, de mariages et de conflits familiaux en 80 minutes (il  existerait une version de 114 minutes) ne va pas sans dilution à peu près totale de l’intérêt dramatique.  Les décors de studio et le défilé de stars accentuent l’aspect artificiel de ce projet commandé en haut lieu pendant la drôle de guerre. Au sein de ce navet officiel et insignifiant, je retiens quand même une scène: celle des retrouvailles de Raimu et Suzy Prim, portée par le talent des deux comédiens qui trouve le temps et les répliques pour s’épanouir.

I was a communist for the FBI (Gordon Douglas, 1951)

Dimanche, février 2nd, 2014

En pleine guerre froide, un agent du F.B.I infiltre le parti communiste implanté chez les ouvriers de Pittsburgh.

Si la propagande oblitère finalement la richesse dialectique de l’argument dramatique, cet argument donne lieu à des scènes étonnamment fortes qui insufflent une certaine densité humaine au récit: ainsi lorsque le père est forcé de jouer son rôle de communiste aux yeux de son fils, chagriné et révolté. Frank Lovejoy se révèle d’ailleurs un excellent comédien. De surcroît, la concision du découpage, la qualité de la photo, la précision des mouvements de caméra et la sécheresse des scènes de violence font de I was a communist for the FBI un film vif et plaisant. C’est à vrai dire un des films les plus brillants du talentueux Gordon Douglas.

Arsenal (Alexandre Dovjenko, 1929)

Dimanche, décembre 9th, 2012

Après la première guerre mondiale, l’affrontement en Ukraine entre communistes et nationalistes.

Film de propagande attaquant les nationalistes ukrainiens extrêmement fatigant de par sa lourdeur. La virtuosité du cinéaste (montage et compagnie) n’y change rien; elle ne fait qu’accentuer le côté marteau-piqueur de l’ensemble. Aucune espèce d’intérêt à regarder ce film aujourd’hui.

Le cabaret aux étoiles (Stage door canteen, Frank Borzage, 1943)

Mardi, novembre 6th, 2012

Pendant la guerre, des soldats en permission fréquentent une cantine où des artistes se produisent pour eux.

Film de propagande dans lequel la prédominance des numéros de music-hall dilue considérablement la dramaturgie. Néanmoins, il n’y avait que Frank Borzage pour donner du poids à une idylle convenue entre un soldat et une jeune comédienne. Grâce à la sensibilité de son découpage et de sa direction d’actrice (entre ses mains, l’inconnue Cheryl Walker s’avère excellente), la fin atteint une certaine justesse.  Les numéros quant à eux rassemblent la crème de la culture américaine de cette époque. De Harpo Marx à Yehudi Menuhin.

La maison de la place Troubnaïa (Boris Barnet, 1928)

Jeudi, août 23rd, 2012

Une servante exploitée par ses maîtres devient déléguée du Soviet.

C’est traité sur un mode léger et comique mais cela n’en reste pas moins fort ennuyeux en raison d’une confusion souvent gratuite et vaine (ainsi du flashback au début).

This is Korea! (John Ford, 1951)

Mardi, avril 3rd, 2012

Documentaire de propagande américaine sur la guerre de Corée.

Les quelques belles images où la sentimentalité mélancolique de John Ford s’exprime indéniablement n’altèrent guère la profonde débilité de ce film de propagande extrêmement virulent (« fire them! burn’em out! cook’em! »). On est loin de la grandeur élégiaque de La bataille de Midway réalisé dans le même cadre quelques dix ans auparavant. A noter que, distribué par Republic, This is Korea! est un film en Trucolor.

La fin de Saint-Pétersbourg (Vsevolod Poudovkine, 1927)

Mercredi, mars 7th, 2012


Le début de la révolution de 1917 vu à travers un ouvrier récemment arrivé à Saint-Pétersbourg.

Lamentable film où Poudovkine accumule les « images-chocs » sans prendre le temps de donner une quelconque épaisseur aux personnages et aux situations. Le montage fait office de marteau-piqueur sur la cervelle du spectateur. Contrairement à La mère, La fin de Saint-Pétersbourg est un film tellement dépourvu de dialectique et d’évolution narrative qu’il ne peut prêcher qu’un convaincu. Contrairement à La mère, la virulence formaliste n’accompagne pas un crescendo dramatique digne de ce nom mais illustre les clichés marxistes les plus éculés. D’où la foncière hystérie du film.

Tempête sur l’Asie (Vsevolod Poudovkine, 1928)

Vendredi, mars 2nd, 2012

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Un chasseur mongol qui a eu maille à partir avec des capitalistes est intronisé successeur de Gengis Khan par des impérialistes occidentaux qui espèrent ainsi le détourner du communisme.

Comme le laisse supposer ce bref synopsis, le scénario de Tempête sur l’Asie est décousu et brinquebalant. De plus, plusieurs scènes sont démesurément étirées pour le seul intérêt d’un exotisme qui a fait long feu. Le seul moment qui nous rappelle que l’auteur de La mère est derrière la caméra est le court morceau de bravoure final. Tempête sur l’Asie est donc un film très ennuyeux qui a mal vieilli.