Posts Tagged ‘film noir’
Jeudi, août 12th, 2010

Un médecin est tué dans son appartement. Les soupçons s’orientent rapidement vers deux jumelles…
Malgré l’apparente originalité de l’idée de départ (la gémellité), le déroulement de l’enquête est ennuyeux et convenu. Comme c’était souvent le cas à l’époque, l’utilisation de la psychanalyse à des fins dramatiques est naïve et lourdingue. Bref, Double énigme est un film noir qui sans être franchement mauvais (la double prestation d’Olivia de Havilland y est remarquable) s’avère oubliable.
Tags: film noir, fraternité, gémellité, Lew Ayres, Olivia de Havilland, psychanalyse
Posted in 1940-1949, Robert Siodmak | 2 Comments »
Jeudi, mai 27th, 2010

De retour dans sa ville natale, un homme tente de renouer avec son ex-femme. Celle-ci est désormais la compagne d’un caïd…
Ce film noir archétypal est parfaitement réussi à ceci près que sa construction narrative a quelque chose de frustrant: l’exposition (la présentation des protagonistes et de leur environnement) vient après un démarrage en trombe et fait donc retomber la tension. Le procédé du flashback a pu donner de brillants résultats, surtout dans ce genre, mais ici son emploi s’avère malhabile. Il s’agit moins pour les auteurs de pénétrer la subjectivité du personnage (comme dans Laura) que de dispenser au spectateur les informations nécessaires à la compréhension de la suite du récit. Quitte à briser le crescendo entamé précédemment. Le mouvement dramatique est descendant alors que si le film avait été raconté à l’endroit, il aurait été ascendant (cf La femme à l’écharpe pailletée réalisé l’année suivante par le même Siodmak). Pour toi j’ai tué n’en reste pas moins un bon film, montrant un personnage de femme fatale particulièrement ambivalent -donc intéressant- ainsi qu’une séquence finale absolument superbe.
Tags: Burt Lancaster, Dan Duryea, film noir, Yvonne De Carlo
Posted in 1940-1949, Robert Siodmak | No Comments »
Jeudi, février 25th, 2010

Une garce séduit le médecin légiste du pénitencier pour qu’il trafique l’exécution de son amant condamné à mort qui seul connaît l’emplacement de son magot…
…Et ceci n’est qu’un aspect de l’histoire ahurissante racontée par Decoy, série Z de la Monogram dont l’intérêt se limite à l’immoralité absolue de son héroïne. En dehors de quelques idées qui brillent par leur mauvais goût (le plan subjectif depuis la chambre à gaz pendant l’exécution), la mise en scène est d’une ennuyeuse platitude. Il n’y a pas un millième de la poésie de Détour, autre film noir fauché. Dommage.
Contrechamp ici
Tags: Edward Norris, film noir, Jean Gillie, polar, série B
Posted in 1940-1949, Jack Bernhard | 3 Comments »
Dimanche, février 14th, 2010

Une mannequin d’origine modeste épouse un riche industriel mais celui-ci s’avère psychologiquement dérangé.
Il est intéressant de voir que même lorsqu’il réalise un film noir à Hollywood, Max Ophuls reste fidèle à ses préoccupations thématiques, à savoir la condition des femmes, et plus spécialement ici leurs rêves et espoirs modelés par l’environnement social. On appréciera le fini plastique hollywoodien (superbe photographie de Lee Garmes) mais on regrettera les ficelles vraiment trop énormes d’un scénario boiteux. Caught est un film oublié parce qu’oubliable.
Tags: Barbara Del Geddes, film noir, James Mason, Robert Ryan
Posted in 1940-1949, Max Ophuls | 2 Comments »
Mardi, février 2nd, 2010

Un caïd s’amourache de la fille de l’adversaire du candidat qu’il supporte.
Et c’est le début d’une histoire compliquée. La sécheresse de la mise en scène n’exclut pas une certaine cruauté. C’est en fait une histoire d’amitié qui est au coeur de l’intrigue emberlificotée. Ce manque de clarté d’une narration par ailleurs trop verbale fait que La clé de verre n’est pas le meilleur film du duo Ladd/Lake.
Tags: Alan Ladd, Brian Donlevy, Dashiell Hammett, film noir, Veronica Lake
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Dimanche, décembre 6th, 2009

L’assistant de l’avocat général d’une petite ville américaine est entraînée dans une histoire sordide par une mystérieuse femme…
La femme à l’écharpe pailletée est un film noir aussi beau que son titre. On admirera particulièrement l’efficacité avec laquelle le personnage masculin principal est caractérisé. Wendell Corey est excellent dans le rôle. Ses troubles conjugaux, son sentiment d’échec personnel…Tout cela est présenté rapidement et annonce intelligemment le drame qui va s’ensuivre. Le scénario est impeccable, la photo superbe, Barbara Stanwyck égale à elle-même, la mise en scène aux petits oignons. L’oeuvre est tout à fait typique de cette perfection du film de studio où l’excellence des différents intervenants insuffle une réelle substance aux situations les plus conventionnelles. 1950, meilleure année du cinéma hollywoodien?
Tags: Barbara Stanwyck, film noir, Wendell Corey
Posted in 1950-1959, Robert Siodmak | 2 Comments »
Dimanche, novembre 8th, 2009

Remake de La bête humaine dans un contexte américain.
Sous ses dehors de banal film noir, Désirs humains est une oeuvre magistrale, transcendée par le style de Fritz Lang qui se concentre sur l’essentiel de son sujet, c’est à dire la mécanique des passions humaines. Toutes les conneries folkloriques qui alourdissaient le film de Renoir ont été évacuées; l’atavisme et le charbon en premier lieu. Il n’y a pas de superflu. Seul le personnage de Kathleen Case apparaît comme une concession (concession à qui? à quoi? au studio? à la fidélité au roman?) tant il dépare l’implacable tragédie. La rigueur d’une mise en scène toujours plus épurée annonce le chef d’oeuvre que sera L’invraisemblable vérité.
Tags: Broderick Crawford, film noir, Glenn Ford, Gloria Grahame
Posted in 1950-1959, Fritz Lang | 1 Comment »
Dimanche, septembre 20th, 2009

La croisade d’un flic pour arrêter le caïd Mr Brown.
A partir de ce canevas basique, les auteurs ont développé un film riche de sens, aux caractères plus complexes qu’il n’y paraît. The big combo est une sorte de quintessence de la série B tel qu’idéalisée par les cinéphiles. C’est un film sec à la mise en scène épurée mais très évocatrice et riche de sens. Voyez les cadres ne contenant que l’essentiel en terme d’accessoires et de décors. Voyez la façon dont Mr. Brown se comporte avec sa maîtresse, tout prisonnier de son désir qu’il est. En deux plans trois mouvements (de l’acteur), Lewis épaissit un personnage archétypal. En effet, bien que le film soit anti-sentimental au possible, ses personnages de durs sont secrètement romantiques. Sans le moindre épanchement, il est clairement signifié que le flic agit essentiellement par amour. Dans ce rôle, Cornel Wilde est comme à son habitude excellent, insufflant chair et sang à un archétype en usant d’un minimum d’effets.
Tags: Cornel Wilde, film noir, polar, série B
Posted in 1950-1959, Joseph H.Lewis | 3 Comments »
Jeudi, septembre 17th, 2009

Un adolescent mal dans sa peau qui a vu son père se faire tabasser décide de le venger.
Le dernier film américain de Joseph Losey est médiocre. C’est une série B handicapée par la lourdeur de son scénario à base de traumatisme. L’acteur principal, fils de John Barrymore et père de Drew, montre que le fameux talent héréditaire des Barrymore est un mythe. La séquence d’introduction, percutante comme il faut, permet de retrouver un metteur en scène à la hauteur de sa réputation mac-mahonienne mais c’est bien le seul éclat de ce film croulant de toutes parts sous les intentions morales et signifiantes.
Tags: adolescence, film noir, Joan Lorring, John Barrymore Jr, Preston Foster
Posted in 1950-1959, Joseph Losey | No Comments »
Lundi, août 24th, 2009

Un tueur à gages se retourne contre ses commanditaires.
La meilleure critique de This gun for hire a été faite par Jean-Pierre Melville qui en a extrait la substantifique moelle pour réaliser son chef d’oeuvre. On retrouve en effet dans ce petit film noir toutes les beautés du Samouraï à un état embryonnaire. La chambre est la même. L’imperméable est le même. L’histoire est la même. Simplement, son déroulement est plus bavard et moins fluide que celui de l’œuvre du Parisien au stetson. L’explicitation verbale des revirements du tueur fait de This gun for hire un classique récit de rédemption. Reste la mélancolie atavique du personnage et les traits félins d’Alan Ladd qui transcendent la banalité de l’intrigue. Alan Ladd a d’ailleurs été véritablement lancé par ce film.
Tags: Alan Ladd, film noir, tueur à gage, Veronica Lake
Posted in 1940-1949, Frank Tuttle, Jean-Pierre Melville | No Comments »