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Posts Tagged ‘François Périer’

L’entraîneuse (Albert Valentin, 1938)

Jeudi, avril 18th, 2013

Lors de vacances sur la côte d’Azur, une entraîneuse se lie avec les enfants d’un homme d’affaires.

Albert Valentin et Charles Spaak ont désamorcé les éventuels paroxysmes mélodramatiques d’une intrigue somme toute conventionnelle pour mettre en relief ses aspects psychologiques et sociaux. Voir par exemple comment l’impact dramatique de la révélation centrale est différé, dilué, comment se greffent sur cette révélation des rebondissements logiques jusqu’à ce qu’elle se fonde complètement dans un récit plus important qu’elle. Le spectateur a alors oublié le caractère ahurissant de la coïncidence. La sobriété toute classique (et non pas académique comme en témoigne la souplesse du découpage) de la mise en scène et l’interprétation génialement sympathique de Tramel dans le rôle du salaud de service empêchent également le règne du pathos. Au final, L’entraîneuse apparaît comme un beau drame de la résignation peu à peu envahi par un climat de mélancolie dans lequel le visage de Michèle Morgan fait office de soleil d’hiver. Bon film.

La pagaille (Pascal Thomas, 1991)

Jeudi, mai 17th, 2012

Après sept ans de divorce, deux parents ayant chacun un nouveau conjoint ont envie de se remettre ensemble…

Co-écrit avec Age, le célèbre scénariste de la grande comédie italienne, La pagaille ne figure pourtant pas parmi les réussites majeures de Pascal Thomas. S’il ne mérite pas l’échec qui fut le sien à sa sortie, s’il est souvent drôle, truffé de seconds rôles farfelus et riche en gags, il est nettement moins bon que Le chaud lapin ou Mercredi, folle journée!. La faute en incombe à une mise en scène qui manque de naturel, à des personnages qui semblent des pantins téléguidés par la mécanique du scénario. On ne s’intéresse que lointainement à ce qui leur arrive. La situation des familles recomposées, thématique centrale du film, n’est donc que très superficielle traitée. Le rythme est de plus assez déséquilibré. Toute cette agitation, toute cette « pagaille »  peut en fait se résumer à un triangle amoureux. La pagaille reste une comédie correcte car amusante mais le grand Pascal Thomas nous avait habitué à mieux.

Souvenirs perdus (Christian-Jaque, 1950)

Jeudi, mars 8th, 2012

Quatre objets trouvés sont l’occasion de raconter quatre anecdotes.

Un film à sketches (et à vedettes) aussi faisandé que son « sujet ».

Un revenant (Christian-Jaque, 1946)

Mardi, novembre 22nd, 2011
A Lyon, un homme que des bourgeois croyaient avoir assassiné revient après avoir fait fortune…
Un film rendu complètement nul par l’épaisseur du trait. Les dialogues signés Jeanson sont effroyablement m’as-tu-vu et n’ont aucune espèce de crédibilité. Chacune de leurs répliques souligne la bassesse et la veulerie des bourgeois. Aucune nuance, aucune subtilité, aucune complexité donc aucun intérêt. Le milieu des tisserands lyonnais aurait pu être intéressant à pénétrer mais le contexte social n’est aucunement exploité par les auteurs et leurs personnages ne sont que des fantoches asservies à des conventions narratives éculées quand ils ne sont pas victimes du mépris sans appel de Jeanson tellement sûr de lui et de sa charge anti-bourgeoise. Ajoutons que si les acteurs plus âgés ne s’en tirent pas trop mal, François Périer est proprement insupportable. Comme beaucoup de personnages de jeunes du cinéma de qualité française, son rôle est navrant de bêtise. A vomir.