Posts Tagged ‘Hugo Fregonese’

Man in the attic (Hugo Fregonese, 1953)

Dimanche, avril 20th, 2008

Découvrir un film signé Hugo Fregonese, petit maître d’origine argentine réalisateur de plusieurs joyaux de la série B hollywoodienne, est toujours intéressant. Mais malheureux qui comme le cinéphile oublie combien la frontière est mince entre secrète beauté et éventuelle insignifiance dans le cas de ces œuvres d’usine ! Ainsi de Man in the Attic, chronique sur Jack l’Eventreur qui s’avère ennuyeuse à cause d’un scénario convenu et lourdement psychologisant; le spectateur a généralement deux longueurs d’avance sur le personnage du flic de Scotland Yard. L’amateur appréciera cependant le rendu visuel des rues de Londres, (rien de tel que le fog pour l’ambiance gothico-fantastique, il est dommage que l’essentiel du film se passe en intérieurs), les fulgurances éparses de la mise en scène (le meurtre en caméra subjective) et surtout dans le rôle-titre, la présence de Jack Palance, la trogne la plus incroyable de tout le cinéma américain.

Le signe des rénégats (Hugo Fregonese, 1951)

Samedi, décembre 22nd, 2007

Quel plaisir pour l’amateur que de se rendre compte que l’âge d’or hollywoodien est une mine qui n’a toujours pas fini de livrer ses joyaux ! Le signe des rénégats donc, rareté absolue -absente même de la rétrospective Fregonese programmée à la cinémathèque française en 2003- découvert grâce à France 3, s’avère être un très bon film de cape et d’épée, une oeuvre d’usine qui exhale la douce odeur du travail bien fait, une histoire conventionnelle mais racontée avec conviction par un artisan talentueux, j’ai nommé Hugo Fregonese. Hugo Fregonese, argentin d’origine, qui apporte une touche personnelle à ce récit rocambolesque qui se passe en Californie à l’époque de Zorro. En effet, si le scénario est une modèle de concision et d’efficacité narrative, si le réalisateur est parfaitement à l’aise dans la gestion des scènes d’action propres au genre, bien aidé en cela par un acteur principal bondissant en diable (Ricardo Montalban), Le signe des rénégats se singularise par son inhabituelle sensualité. Les rapports de séduction sont au centre de l’intrigue et Fregonese filme avec un égal bonheur le torse musclé de Montalban et les superbes gambettes de Cyd Charisse; le clou du film n’étant pas un duel comme à l’accoutumée dans ce genre du film mais un flamenco absolument éblouissant entre les deux vedettes.
un excellent article sur Hugo Fregonese