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Posts Tagged ‘western’

La fille du bois maudit (The trail of the Lonesome Pine, Henry Hathaway, 1936)

Vendredi, mars 21st, 2014

Dans les Appalaches, un ingénieur souhaitant installer une exploitation de charbon perturbe une vendetta entre deux familles locales.

Ce qui frappe d’emblée, c’est la splendeur des couleurs : la beauté des feuillages automnaux et des lacs de montagne n’a d’égale que celle du visage, maquillé au-delà de tout réalisme, de Sylvia Sidney. Le pari de sortir les lourdes caméras Technicolor du studio, pour la première fois, s’avère largement payant.

La peinture des paysans arriérés brille par sa justesse de ton. Ni complaisant ni vulgairement condescendant, Hathaway alterne la bizarrerie comique, la violence sauvage et la sympathie émue avec franchise et naturel. Je pense au moment où les hommes signent le contrat d’exploitation d’une croix. Instant pudique et touchant qui révèle dans le point de vue sur les péquenauds une grandeur absente de n’importe quel « chef d’œuvre » des frères Coen. Le récit est éloigné de tout manichéisme et l’arrivée de la civilisation dans cette communauté reculée, globalement présentée comme bienfaitrice, ne va pas sans perte ni fracas.

Ce fracas donne lieu dans la dernière partie du film à une puissante accélération dramatique dont l’implacable dureté transcende une certaine théâtralité latente et des conventions parfois intégrées grossièrement au scénario. Henry Hathaway sait faire poindre le détail saillant qui donne tout son poids à une scène donnée. Exemple : les spasmes de Dave mourant.

La fille du bois maudit est donc un très bon film.

Le retour du proscrit/Prisonnier de la haine (The shepherd of the hills, Henry Hathaway, 1941)

Jeudi, février 20th, 2014

Dans une communauté montagneuse reculée, un homme qui avait abandonné sa famille revient avec plein d’argent…

Un manque de franchise dans la narration, de fraîcheur dans le ton (ce qui, vu le cadre de l’action, est un comble) et de notations concrètes dans la mise en scène donne à ce western des airs alambiqués et faussement simples mais quelques morceaux de bravoure à la beauté mythologique (la rencontre avec le cousin sourd, l’aveugle qui retrouve la vue, l’incendie…) laissent présager le grand film que The shepherd of the hills aurait pu être si l’écriture avait été plus soignée, si, à tout le moins, les auteurs avaient fait plus attention au naturel de leurs dialogues. De plus, John Wayne et, surtout, Harry Carey sont très bons.

La blonde et le shérif (The sheriff of Fractured Jaw, Raoul Walsh, 1958)

Lundi, janvier 6th, 2014

 

Un représentant de commerce anglais devient le shérif d’une ville malfamée du Far-West.

Petite comédie au déroulement balisé mais à la mise en scène assez truculente et mouvementée pour constituer un divertissement acceptable. Raoul Walsh s’est toutefois montré bien plus impliqué par le passé, y compris dans des commandes a priori aussi peu ambitieuses (tel Cheyenne).

La légende de Jesse James (The great Northfield Minnesota raid, Philip Kaufman, 1972)

Mercredi, novembre 13th, 2013

Les frères James et Younger s’associent pour un ultime hold-up dans une grande banque nordiste…

Critique, cynique et anti-héroïque, cet énième film sur Jesse James est typique du cinéma américain des années 70. La sanglante épopée des frangins du Missouri est filmée comme une comédie noire dont la manière annonce les frères Coen. Comme dans L’étoffe des héros et Les seigneurs, Philip Kaufman porte un regard amusé sur les laissés-pour-compte d’un changement d’époque. Les frères James étant moins sympathiques que Chuck Yeager ou les Teddys Boys, le ton est (nettement) plus sarcastique. Avec un humour glaçant et ravageur, le film montre aussi bien le décalage entre Nordistes « civilisés » qui jouent déjà au base-ball et péquenauds qui s’imaginent prolonger la guerre de Sécession que le vieux fonds de fascination de ces mêmes Nordistes envers les démonstrations de force les plus sauvages. L’absurde popularité des hors-la-loi parmi les députés ou parmi la foule de la séquence finale montre bien tout ce que l’entreprise civilisationnelle peut avoir d’illusoire. Cette dimension critique, qui ne manque pas de subtilité, est ce que ce western contient de plus singulier donc de plus intéressant.

Les furies (Anthony Mann, 1950)

Mardi, novembre 12th, 2013

Le propriétaire d’un ranch immense se heurte au caractère indépendant de sa fille…

C’est comme si les auteurs avaient utilisé un marteau pour faire rentrer la tragédie grecque dans le cadre du western. On est loin du merveilleux naturel des films d’Anthony Mann écrits par Borden Chase ou Philip Yordan. Les relations entre les personnages et l’évolution du récit semblent artificielles. Hypothèse: le tempérament foncièrement classique d’Anthony Mann s’accorde moins à l’univers « bigger than life» de Niven Busch (scénariste des Furies) que celui des flamboyants réalisateurs de Duel au soleil et La vallée de la peur. Certes, le cinéaste enrobe les tunnels de dialogues (préférés ici aux scènes d’action) avec le génie du cadrage qui est le sien : on sent que chaque plan est savamment étudié pour intensifier le drame. Le déroulement global du film n’en reste pas moins laborieux tant l’histoire, capillotractée au possible, est traitée avec un sérieux plombant. La photo très sombre impressionne avant que son uniformité n’apparaisse comme une facilité décorative et non comme l’expression du climat dramatique d’un moment donné.

L’aventurier du Rio Grande (The wonderful country, Robert Parrish, 1959)

Jeudi, octobre 24th, 2013

Après s’être cassé la jambe, un Américain engagé comme pistolero par un riche propriétaire mexicain songe à changer de vie…

Un des derniers grands westerns classiques et probablement le chef d’oeuvre de Robert Parrish. Thématiquement parlant, L’aventurier du Rio Grande se situe quelque part entre La cible humaine et Le jugement des flèches mais son originalité est évidente. Tout en se coltinant (aisément) les fusillades, tuniques bleues, généraux mexicains et autres guerriers Apaches propres au genre mais en se permettant des audaces tranquilles à l’intérieur de la narration (ainsi le long et beau segment consacré à la convalescence), les auteurs retracent la crise d’identité d’un héros fatigué idéalement interprété par Robert Mitchum. Le script synthétise habilement les problèmes sentimentaux, professionnels et communautaires du pistolero en un drame existentiel d’une ampleur alors exceptionnelle.

Les diverses manifestations de ce drame ne sont jamais appuyées mais souvent suggérées: le ton du film est aussi détaché que le jeu de sa vedette (qui produisit le film, fait assez rare concernant le désinvolte Mitchum pour être rappelé). Le rythme participe au charme particulier de l’oeuvre: le goût de la nonchalance n’y empêche pas de surprenantes ellipses. En bon cinéaste américain, Robert Parrish incarne physiquement et géographiquement les atermoiements de son personnage: ce sont notamment les multiples et décisifs franchissements du Rio Grande.

Ne serait-ce que pour le plan somptueux où Mitchum plonge dans le fleuve pendant la nuit tandis que le village mordoré de l’autre rive s’y reflète, le film vaut le coup d’oeil. La photographie de Floyd Crosby et Alix Phillips est de toutes façons splendide. La beauté drue des plateaux verdoyants n’a d’égale que l’audace discrète des plans quasi-monochromes qui ajoutent au sentiment de tristesse diffuse. Enfin, la fin de ce western mélancolique compte parmi les plus émouvantes du genre.

La poursuite des tuniques bleues (A time for killing, Phil Karlson, 1967)

Samedi, octobre 5th, 2013

Des soldats sudistes s’évadent le dernier jour de la guerre de Sécession…

L’idée de montrer comment, sous l’effet de la haine personnelle, une violence militaire se transforme en violence individuelle ne manquait pas d’intérêt. Il y a quelques bonnes idées, de-ci de-là. Malheureusement, la désinvolture générale -la mise en scène manque de souffle tandis que Glenn Ford a l’air de s’en foutre- ruine le potentiel de ce qui aurait pu être un grand western.

Comanche (George Sherman, 1956)

Jeudi, juin 6th, 2013

Un éclaireur de la cavalerie va chez les comanches pour faire la paix.

Plaisante illustration de la convention westernienne agrémentée par une jolie chanson (une variation de You are my sunchine). Une scène se distingue: celle où les guerriers indiens surgissent en haut d’une crête, sur toute la largeur du plan en Cinémascope, avec des « hou-hou-hou » quasi-fantastiques en fond sonore. C’est assez fort. Le message pacifiste et anti-raciste du film reste soumis à l’idéologie américaine, ainsi qu’en témoigne le discours final du grand sachem qui est en gros une apologie du « salad bowl ».

L’Homme du Nevada (Gordon Douglas, 1950)

Jeudi, mai 30th, 2013

Un bandit poursuivi par le clan qu’il a volé rencontre un cavalier qui devient son acolyte.

Petit western d’une banalité qui confine à la médiocrité. Le Cinécolor apporte une singularité.

Fort Massacre (Joseph M. Newman, 1958)

Mardi, mai 28th, 2013

Le difficile retour au fort d’un groupe de tuniques bleues en territoire apache.

Ce western a plus à voir avec un film de guerre façon Aventures en Birmanie qu’avec les autres titres du genre. On y suit un régiment de cavaliers décimé par l’ennemi, perdu en territoire hostile et soumis à un sergent qui s’est retrouvé à la tête de la troupe parce que tous ses supérieurs se sont fait tuer mais qui n’a peut-être pas les qualités requises pour commander. Fort Massacre est un des westerns les plus désenchantés qui soient (son appréhension des guerres indiennes préfigure Fureur Apache) mais son cynisme, quoique pimenté par les dialogues souvent cinglants des soldats, n’est jamais claironnant ou tapageur. Le sens de l’action, rarement unique, n’est jamais surligné par le réalisateur. Exemple: lorsque le sergent assassine un Indien qui vient de se rendre, c’est mis en scène simplement, sans détour ni afféterie.

Cette sécheresse d’expression donne une impression de vérité directe et franche. Cette sécheresse renvoie à l’aridité des paysages rocailleux et se traduit aussi bien par la simplicité du découpage que par la sobriété des comédiens. Joel McCrea, souvent fade lorsqu’il interprétait des héros classiques, trouve ici un de ses meilleurs rôles. L’humanité fêlée de son personnage annonce le sergent Croft des Nus et les morts. Les protagonistes ne sont pas figés dans des stéréotypes de même que leurs actes sont mis en perspectives par le développement du récit: tel geste qui pouvait apparaître suicidaire est parfois expliqué a posteriori. S’il n’a certes pas la dimension cosmique d’un chef d’oeuvre de Walsh, Fort massacre est un film simple, droit et assez beau. A voir.